Festival de l'écrit à l'écran
Lundi 21 septembre 2026, dans le cadre du festival de l’Écrit à l’écran, nous sommes allés voir un film intitulé L’affaire Marie-Claire. Il a été
projeté au palais des Congrès de Montélimar. Nous étions installés dans la grande salle avec des centaines d’autres personnes.
Synopsis : Novembre 1972. Au tribunal de Bobigny, un procès hors norme secoue la France entière. Marie-Claire Chevalier, 16 ans, est
accusée d’avoir avorté illégalement. À la barre, sa mère et toutes les femmes qui l’ont aidée. Leur avocate, Gisèle Halimi, fait un pari fou,
insensé : elle leur demande de ne pas plaider coupable. Gisèle va faire ce qui n’a jamais été fait auparavant, elle va accuser et attaquer la loi,
au risque de tout perdre.
Après le film, Lauriane Escaffre et Yvo Muller, les réalisateurs sont venus répondre aux questions des spectateurs. Les élèves ont beaucoup
apprécié ce moment d’échange :
« J’ai aimé quand les acteurs sont venus sur le plateau, la scène. C’était ceux qui jouaient dans le film et qui l’ont créé. Cela fait un truc de
les voir en vrai hors du film.
- J’ai aimé rencontrer les réalisateurs/acteurs.
Ils ont appris que :
« L’écriture du film leur a pris 2 ans. Et au moins 6 mois pour le montage.
- Plus d'une centaine de personnes ont travaillé sur ce film. Cela leur a pris du temps pour faire des recherches et écrire le film : 2 ans. »
Le travail de Gisèle Halimi, l’avocate, les a impressionné :
« Elle voulait la grande salle mais elle était déjà prise. Elle a été obligée d’aller dans une salle plus petite. »
« Elle cherchait un témoin catholique. Elle a trouvé un médecin mais il a hésité à venir. »
La relation de Gisèle avec sa mère les a questionné :
« La mère de Gisèle ne veut pas que la loi change. Elle est contre l’avortement.
- Elle insulte souvent sa fille.
- Elle assiste au procès mais elle ne reste pas alors que sa fille a gagné, c’est triste. »
Plusieurs élèves ont été choqués par ce qui est arrivé à Marie-Claire et ils ont trouvé injuste que son violeur ne soit pas condamné alors que
sa mère l’a été :
« Je n’ai pas aimé la scène du viol. Marie-Claire n’avait que 16 ans. En plus, le violeur l’a dénoncé aux policiers. Et il ne s’est jamais excusé.
- Je n’ai pas trop aimé car la fille s’est faite piéger par le garçon.
- J’ai été choqué que le violeur n’aille pas en prison.
- Je n’ai pas aimé que le violeur ne soit pas condamné alors que les femmes elles ont un sursis et une amende.
- J’ai aimé le fait que les femmes ne s’excusent pas car pour moi elles ne sont pas coupables. »
Certains ont « eu de la peine pour les deux petites sœurs de Marie-Claire. »
La fin du film leur a plu :
« J’ai aimé la fin.
- J’ai bien aimé le moment où le juge rend son verdict.
- Ce film ne m’a pas provoqué d’émotions à part quand elles ont été jugés, j’ai ressenti du soulagement.
- J’ai bien aimé que la maman n’aille pas en prison.
- J’ai aimé qu’à la fin on sente que la loi va changer. »
Les élèves n’ont pas l’habitude de regarder ce genre de film, le sujet les a néanmoins intéressé :
« Je préfère les films d’action et les films d’horreur. J’ai fait l’effort de suivre malgré tout.
- Je ne regarde pas beaucoup de films et plutôt des comédies mais il était bien.
- Ce n’était pas intéressant car ce n’est pas mon style de film.
- J’ai apprécié ce film car l’histoire est triste et touchante. Le film parlait de l’avortement qui dans le temps était interdit.
- J’ai bien aimé le film, il était bien.
- Une histoire avec des émotions et qui nous cultive sur le passé, sur les lois qu’on ne savait pas.
- Il est important de savoir comment les lois ont été faites.
- Je n’aime pas les films historiques. Mais le thème était intéressant.
- J’ai aimé le fait que cela soit une histoire vraie, les réalisateurs auraient du le préciser dès le début et pas seulement avec la photo à la fin. »
Les élèves de Terminale CAP2 PSR et MMEV préparent actuellement des compte-rendu radiophoniques du procès.